La mission

Pourquoi CAP ?

Nous avons décidé de créer CAP sur la base d’un constat : depuis plusieurs années, la cause animale est devenue un véritable enjeu de société et l’opinion publique se montre, au fil des sondages, de plus en plus sensible au sort réservé aux animaux. Cependant, cette demande sociétale ne s’est pas jusqu’ici traduite en changements concrets dans la législation, les décideurs politiques ne s’étant pas réellement emparés de la question.

Or, il nous apparaissait que l’action des associations de protection animale au niveau politique n’était pas toujours suffisante pour permettre une réelle mobilisation du personnel politique. Peu d’associations développaient une action en direction de celui-ci et celles qui le faisaient menaient plutôt un travail de lobbying « expert » (production d’amendements, de propositions de lois, de rapports, participation à des réunions techniques…), mais pas de lobbying « relationnel », visant à nouer des liens entretenus sur le long terme avec les élus sympathisants. Les parlementaires étaient ainsi approchés de manière ponctuelle, sur des sujets précis, mais sans un suivi de long terme à même de constituer un réseau et de le faire vivre. S’ajoutait à cela un manque de concertation des associations, amenant parfois un manque de lisibilité des revendications pour les politiques et donc un frein à l’action.

Qui plus est, la cause animale étant un sujet quelque peu tabou et jugé peu légitime dans la sphère politique (ce qui, grâce à un renouvellement sociologique important des élus au moins en ce qui concerne l’Assemblée nationale, commence à changer), les parlementaires souhaitant agir sur ces sujets et ne s’étant pas nécessairement identifiés entre eux, se sentaient parfois trop isolés pour agir, craignant de se voir marginalisés. Il manquait pour cela un acteur facilitateur et des événements leur permettant de se rencontrer, comme en organisaient nos opposants (chasseurs, filières d’élevage…).

Enfin, les parlementaires sympathisants n’ayant pas pour la plupart une bonne connaissance du milieu associatif animaliste, il leur manquait un interlocuteur clairement identifié, à même de les mettre en lien avec les associations spécialistes des sujets qui les intéressaient, ou de constituer un intermédiaire afin de mener avec ces associations un travail de synthèse à leur demande.

CAP, c’est quoi ?

Converger politiques et associations animalistes

CAP est une association loi 1901 dont l’objet est le lobbying et qui se veut un acteur facilitateur au service des associations de protection animale.

Il ne s’agit pas d’une fédération. Les associations partenaires de CAP restent totalement libres de leur discours et de leurs actions : CAP n’a pas vocation à avoir de communication publique en leur nom. Si nous sommes amenés à faciliter des initiatives communes, des tribunes par exemple, le nom de CAP n’apparaît pas. Ainsi, seules les associations qui souhaitent s’associer le font. Ce fonctionnement permet également une plus grande réactivité (cruciale en politique) car le consensus de tous n’est pas nécessaire pour engager une action.

CAP concentre son activité sur l’échelon national : parlementaires, exécutif, administration. Son but est de constituer un réseau d’alliés politiques autour de la condition animale et de le faire vivre. Il s’agit de rencontrer un maximum d’interlocuteurs, d’entretenir ces relations sur le long terme et de les mettre en lien entre eux et avec les associations, de manière à pouvoir mobiliser ce réseau lorsque cela est nécessaire pour obtenir des avancées pour les animaux.

Les objectifs principaux

  • Rencontrer individuellement ces interlocuteurs afin de se faire connaître en tant que relais potentiel auprès des associations, leur présenter les attentes prioritaires de celles-ci et sonder leur sensibilité et leur volonté d’agir sur tel ou tel sujet. L’objectif étant, autant que faire se peut, de voir aboutir ce premier rendez-vous sur une action (question au gouvernement, proposition de loi…) et sur un rendez-vous avec les associations spécialisées lorsque la personne montre un intérêt particulier sur une thématique.
  • Organiser quatre fois par an des rencontres thématiques où les associations peuvent présenter leurs revendications aux parlementaires et échanger avec eux sur les meilleures stratégies. À la suite de ces discussions, un petit-déjeuner leur permet d’échanger de manière informelle et de nouer des liens (entre parlementaires, mais aussi entre eux et associatifs) pour mieux travailler ensemble par la suite.
  • Faire le lien au jour le jour entre associations et parlementaires, à leur demande, et les assister dans leurs démarches.
  • Accompagner le groupe d’études Condition animale de l’Assemblée nationale et favoriser la création d’un groupe similaire au Sénat.

Pour assurer la pérennité de notre action, nous avons besoin de vous.

Grâce à votre soutien nous continuerons à inciter les politiques à agir en faveur des animaux !