Aller au contenu

Nos 10 actions politiques clés de l’année

Depuis 2017, Convergence Animaux Politique porte la voix des ONG de protection animale auprès des décideurs politiques pour intégrer la protection des animaux dans la loi. Notre action de plaidoyer coordonnée a déjà permis d’obtenir des avancées politique majeures pour les animaux, telles que la Loi contre la maltraitance animale en 2021.

Notre 9ème année d’action a été marquée par une victoire décisive contre la chasse aux trophées, après trois ans de campagne, des avancées majeures annoncées par le gouvernement pour faire appliquer la loi et renforcer la lutte contre la maltraitance animale, l’adoption de trois mesures budgétaires en faveur des animaux. Cette année a également vu émerger de nouveaux combats politiques contre le financement public de l’élevage d’insectes et la sélection génétique des races hypertypes, ainsi que la création de nouvelles coalitions pour mettre fin au massacre des renards et à la souffrance exacerbée des « turbo-poulets ».

Dans un contexte de reculs alarmants pour la protection des animaux et de l’environnement et dans la continuité de la Loi Duplomb, CAP s’est mobilisée contre le Projet de loi d’urgence agricole pour défendre le bien-être animal et le loup.

Enfin, à travers l’organisation de trois événements réunissant ONG et décideurs publics, nous avons renforcé la place de la condition animale dans le débat politique, en France comme en Europe. Retour sur les principales actions qui ont marqué cette année de mobilisation.

ONG partenaires
0
Rendez-vous politiques
0
Propositions de loi
0
Questions au gouvernement
0
amendements
0
Evénements
0

1) Une victoire politique historique contre la chasse aux trophées

Depuis trois ans, CAP mène, aux côtés de Humane World for Animals Europe, une campagne de plaidoyer visant à mettre fin à l’importation en France de trophées de chasse issus d’espèces menacées.

Cette année a marqué une avancée décisive : après l’adoption de deux amendements au Projet de loi de finances, largement relayés dans les médias, et de nombreux échanges avec le ministère de la Transition écologique, nous avons obtenu une prise de position officielle du Gouvernement français contre cette pratique. Celle-ci a été formalisée dans un courrier adressé à CAP en mars 2026, puis réaffirmée lors d’une audition publique au Sénat. 

Pour transformer ce soutien en action politique, nous avons coordonné la publication d’une tribune transpartisane dans Reporterre, portée par Sandra Regol et Yannick Jadot et co-signée par 50 parlementaires de 11 groupes politiques et organisé un happening avec les ONG et parlementaires devant le ministère de la Transition écologique pour demander au Gouvernement d’agir. Résultat : un rendez-vous débloqué dans l’après-midi avec la directrice de cabinet de Mathieu Lefèvre, qui ouvre la voie réglementaire

Le 28 juillet 2026, le Premier ministre annonce la fin de l’importation des trophées de chasse d’espèces protégées. C’est une première victoire politique historique contre le lobby de la chasse en France !

En parallèle, CAP a accompagné le dépôt de deux propositions de résolution européenne transpartisanes à l’Assemblée nationale et au Sénat, afin de défendre cette mesure à l’échelle européenne.

2) Une campagne collective pour stopper le massacre des renards

En France, entre 500 000 et 1 million de renards sont tués chaque année, par tir, piégeage ou déterrage, du fait de leur classement parmi les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD) dans 88 départements. Pourtant, de nombreux travaux scientifiques soulignent leur rôle écologique et sanitaire majeur, remettant largement en cause la justification de ce classement.

CAP a accompagné sur le volet politique la campagne « Stoppons le massacre », impulsée par notre partenaire Focale pour le Sauvage. Soutenue par une coalition de 9 ONG, cette campagne s’est déployée sur les réseaux sociaux et dans les médias, mais aussi à travers le dépôt de questions au Gouvernement, des rendez-vous ministériels et l’examen en commission du développement durable de l’Assemblée nationale d’une pétition ayant recueilli plus de 50000 signatures. 

3) Une proposition de loi contre la souffrance programmée des animaux de compagnie 

En France, 600 000 chiens de race et plusieurs dizaines de milliers de chats souffrent de maladies héréditaires évitables – difficultés respiratoires, douleurs chroniques, troubles neurologiques ou cardiaques – conséquences directes d’une sélection génétique où l’esthétique prime sur la santé. 

Aux côtés de nos ONG partenaires Quatre Pattes et Animal Cross, et en concertation avec des vétérinaires, scientifiques et organismes de certification de race, nous avons réussi faire déposer une proposition de loi au Sénat visant à encadrer strictement la sélection génétique des animaux de compagnie pour mettre fin à cette maltraitance programmée.

Après avoir coordonné l’organisation d’une conférence de presse au Sénat, CAP se mobilise maintenant pour obtenir l’examen de cette proposition de loi avant la fin du quinquennat.

4) Une mobilisation contre le Projet de loi d’urgence agricole

Examiné en mai à l’Assemblée nationale et en juin au Sénat, le Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricole s’inscrit dans la continuité de deux ans de dérégulation en la matière. Après la loi d’orientation agricole puis la loi Duplomb, ce nouveau texte prévoit donc un glissement toujours plus prononcé vers un abandon des standards de bien-être animal dans les élevages. Parmi les dispositions du texte, deux articles ont particulièrement mobilisé CAP : l’article 14, qui assouplit les conditions de tirs sur les loups prédatant les troupeaux, et l’article 17, qui crée un nouveau régime juridique pour les élevages, plus souple et moins exigeant en matière de bien-être animal.

Aux côtés de ses partenaires, CAP a proposé une vingtaine d’amendements en faveur du bien-être animal, de la transition agroécologique et de la biodiversité, dont une douzaine ont été déposés. En parallèle, face à ce recul des garanties accordées aux animaux et à l’absence totale de prise en compte du bien-être animal dans ce texte, CAP a coordonné une tribune signée par 12 parlementaires de 5 groupes politiques appelant à « défendre nos agriculteurs sans sacrifier le bien-être animal ».

Enfin, lors de l’examen final du texte en commission mixte paritaire, CAP a contribué au retrait d’une mesure adoptée au Sénat visant à autoriser l’abattage des chiens errants en outre- mer, évitant ainsi un grave recul supplémentaire.

5) Un événement pour relancer la protection animale en Europe

Les 16 et 17 avril 2026, Convergence Animaux Politique a réuni 60 ONG de protection animale à Paris, issues de 12 pays européens pour renforcer la coopération internationale en faveur de la cause animale, dans un contexte politique alarmant. Cette seconde édition a permis d’organiser la riposte des ONG de protection animale pour résister aux reculs de l’Union Européenne et obtenir de nouvelles avancées politiques pour les animaux en Europe. Cet événement a également permis de mettre en lumière le mouvement de défense des animaux dans Le Monde.

6) L’élevage d’insectes : un nouvel enjeu politique

Cette année, nous avons contribué à faire émerger un nouveau sujet politique au Parlement : le financement public de l’élevage d’insectes. Cette filière a déjà bénéficié de plus de 284 millions d’euros de subventions publiques en France, alors que seulement 5 % de sa production est destinée à l’alimentation humaine. Dans un contexte de faillite d’un leader du secteur et d’enquêtes médiatiques pointant des impacts environnementaux et des risques sanitaires, nous avons mobilisé les parlementaires pour réduire le soutien de l’Etat à cette industrie et orienter les financements publics vers la production d’alternatives plus durables telles que les légumineuses.

Notre action s’est traduite notamment par le dépôt de deux amendements au Projet de loi de finances, la publication d’une tribune dans L’Humanité cosignée par des élus de cinq groupes parlementaires pour demander des comptes au gouvernement, ainsi que l’interpellation du directeur de Bpifrance par la députée Aurélie Trouvé en commission d’enquête parlementaire.

7) Un événement pour orienter l’argent public vers la protection des animaux

En octobre 2025, CAP a organisé un événement inédit consacré au Projet de loi de Finances (PLF). Des parlementaires de différents horizons politiques ont démontré comment le Budget de l’Etat peut être utilisé comme levier d’action pour la cause animale. La table ronde, introduite par le Président de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, a permis de mettre en lumière les contraintes et opportunités politiques de ce levier stratégique. Dans un second temps, plusieurs ONG ont présenté leurs propositions d’amendements en faveur des animaux et de la biodiversité. Suite à cette rencontre, CAP a réussi à faire déposer 20 amendements, dont 3 ont été adoptés en commission ou en séance publique à l’Assemblée

8) La France se positionne pour les tests sans animaux 

Après plusieurs mois de campagne sur la révision du Règlement REACH auprès des différents ministères (Transition écologique, Travail, Économie) avec notre partenaire Humane World for Animals, CAP a obtenu le 25 juin 2026 le soutien de la France aux méthodes alternatives à l’expérimentation animale. Accompagnée de l’Autriche, du Danemark, du Luxembourg et des Pays-Bas, la France a défendu nos positions lors d’une réunion réunissant les ministres de l’Environnement de l’ensemble de l’Union européenne. Prochaine étape : l’intégration de ces arguments dans la proposition de la Commission européenne.

9) La création d’une coalition pour alerter sur les « turbo-poulets »

En France, sur les 750 millions de poulets abattus chaque année, 84% sont élevés en système intensif. Parmi eux, la quasi-totalité est issue d’une souche à croissance ultra-rapide appelée Ross 308. Ces « turbo-poulets » sont soumis à une souffrance immense : boiteries, défaillances organiques, difficulté à se déplacer, lésions cutanées, mortalité élevée… 

CAP, en lien avec la journaliste d’investigation Axelle Playoust-Braure, a rassemblé une coalition d’une dizaine d’ONG pour créer un momentum médiatique et politique sur ce sujet en 2027, exiger la mise en œuvre de l’European Chicken Commitment (ECC), démarche portée par une trentaine d’ONG européennes de protection animale pour améliorer les conditions d’élevage des poulets de chair et, à terme, obtenir l’interdiction pure et simple de la souche Ross 308 en France.

10) Un plan d’action gouvernemental contre la maltraitance animale

Après la publication d’une lettre ouverte au gouvernement signée par 5 ONG et 26 parlementaires en 2024 et l’organisation d’une rencontre entre ONG et décideurs politiques sur ce sujet 2025, nous avons poursuivi cette année notre action de plaidoyer pour l’application pleine et entière de la loi contre la maltraitance animale, obtenue par CAP et ses ONG partenaires en 2021.

Face au retard pris dans les décrets d’application et au manque de moyens alloués pour garantir l’application effective de la loi, CAP a multiplié les rendez-vous ministériels pour obtenir l’action du gouvernement.

Le 28 juillet 2026, la mobilisation collective a abouti à plusieurs avancées concrètes annoncées par le Premier ministre lors d’un rendez-vous à Matignon, notamment le lancement d’un chantier prioritaire visant à créer la liste positive des espèces non domestiques autorisées comme animaux de compagnie, la publication du décret permettant de sanctionner la vente de chiens et de chats en animalerie et le lancement d’une campagne de contrôle ciblée avec la DGCCRF pour identifier et poursuivre les élevages clandestins actifs en ligne, ainsi que la création d’un registre national pour faire respecter les interdictions de détention d’animaux.

Au-delà de l’application de la loi contre la maltraitance animale, le Gouvernement a annoncé d’autres avancées majeures défendues par CAP et ses alliés, telles qu’une réglementation plus stricte des salons et foires aux animaux et la fin programmée de l’expérimentation animale sur les chiens, qui ouvre la voie à l’accélération des méthodes de recherche sans animaux en France.

11) Un événement pour mobiliser les parlementaires et les candidats

Le 17 juin 2026, CAP a réuni 15 ONG et une trentaine de décideurs politiques pour échanger sur les grands enjeux de la protection animale – élevage, chasse, expérimentation, animaux de compagnie, captivité, corrida – et les orienter vers de nouvelles actions politiques.

La participation de Marine Tondelier, candidate des Écologistes, à cet événement envoie un signal politique fort et ouvre la voie à une mobilisation plus large des candidats, qui ont l’opportunité de proposer des mesures concrètes pour les animaux, auxquelles les Français sont massivement favorables. C’est pourquoi CAP prépare une nouvelle campagne de mobilisation, avec une coalition de 30 ONG, pour mettre les animaux au cœur du débat en 2027.