Relance : le gouvernement approuve 18 mesures portées par CAP pour les ONG de protection animale

Le 5 août 2020, nous avons envoyé au gouvernement 57 propositions pour la relance économique et le monde d’après, issues de la concertation de 22 de nos organisations partenaires. 

Déjà, le 9 mai 2020, 56 ONG, 39 parlementaires, 31 scientifiques et 22 personnalités publique avaient signé notre tribune pour une reprise économique intégrant la protection animale et environnementale.

Notre initiative, avec d’autres, a permis de créer un cadre favorable à la prise en compte de nos demandes. Aujourd’hui, 18 d’entre elles ont déjà été partiellement ou totalement approuvées ou réalisées et plusieurs ministères nous ont proposé des rendez-vous pour faire suite à notre démarche !

Des propositions approuvées par le gouvernement

Entre l’annonce du plan de relance gouvernemental le 3 septembre 2020 et les annonces de Barbara Pompili le 28 septembre, nous pouvons nous réjouir de l’approbation de nombreuses propositions de nos organisations, dont certaines portées depuis plusieurs décennies. 

Voici un tour d’horizon des 18 propositions retenues par le gouvernement dans son plan de relance national et autres annonces.

Animaux de compagnie

Pour lutter contre l’abandon : 

1. Soutien à la formation et à la sensibilisation pour responsabiliser les détenteurs d’animaux de compagnie et création d’un dispositif de suivi national.

2. Facilitation d’accès aux soins vétérinaires des animaux lorsqu’ils sont adoptés (stérilisation et soins), ainsi que des animaux détenus par des personnes démunies.

Pour soutenir les refuges et associations de protection animale :

3. Aide de 20 millions d’euros sous forme d’appel à projet pour des refuges sous convention avec des communes et des associations. 

4. Accompagnement de la prise en charge des animaux abandonnés ou en fin de vie, à travers le soutien à certains types de refuges.

Transition agricole et alimentaire

Pour l’indépendance agricole de la France :

5. Le plan “protéines végétales” est doté de 100 millions d’euros pour la transition vers des systèmes plus riches en légumineuses et moins dépendants du soja importé afin d’améliorer l’autonomie protéique de la France.

Pour un modèle agricole plus écologique :

6. Appui à la structuration des filières protéines végétales (légumineuses, légumes secs) sur les territoires via des investissements dans les exploitations agricoles : matériels pour la culture et la récolte de légumineuses fourragères ou de protéagineux, outils de séchage et transformation des légumineuses fourragères.

Pour un abattage local et des normes plus strictes :

7. 130 millions d’euros pour la modernisation des abattoirs, notamment afin de mieux répondre aux exigences de bien-être animal.

8. Soutien aux solutions d’abattage de proximité et aux initiatives coopératives.

Pour plus d’information sur ces points, consultez l’article de notre partenaire l’AFAAD.

Pour rétablir la confiance des consommateurs :

9. Améliorer la traçabilité des viandes via un meilleur étiquetage. 

Pour une alimentation saine et écologique :

10. Promotion des produits transformés à base de légumineuses, formation des cuisiniers et des gestionnaires de restauration collective et éducation à l’alimentation végétale.

Animaux sauvages captifs

Pour des cirques sans animaux sauvages :

11. Transition vers la fin des animaux sauvages dans les spectacles itinérants.

12. Interdiction de la reproduction d’espèces sauvages dans ces structures. 

13. Accompagnement des structures d’accueil et réflexions sur le placement des animaux.

Pour mettre fin à la captivité des cétacés :

14. Interdiction immédiate de la reproduction des cétacés captifs et de toute nouvelle acquisition dans les delphinariums et transition vers la fin des spectacles et de leur détention.

15. Réflexion sur la création de baies marines de réhabilitation et sanctuaires marins.

Pour des parcs zoologiques qui respectent les besoins physiologiques des animaux :

16. Les parcs zoologiques devront suivre de nouvelles normes de bien-être animal et les spectacles avec animaux y seront encadrés.

Pour en savoir plus, lire notre article sur les annonces de Barbara Pompili.

Faune sauvage locale

Pour la cohabitation de l’agriculture avec la faune sauvage :

17. Aide à la construction de clôtures pour protéger les élevages (y compris en plein air) de façon à éviter les contacts avec la faune sauvage.

Pour protéger la faune sauvage dans les espaces naturels :

18. Création de deux nouveaux parcs naturels régionaux.

Vers un renforcement de notre dialogue avec l’exécutif

L’approche pragmatique de CAP a déjà fait ses preuves auprès des parlementaires et de l’exécutif, qui nous voient comme un interlocuteur sérieux et constructif. Les retours du gouvernement sur nos propositions de cet été montrent que cette démarche pragmatique consistant à insérer la protection animale dans des considérations liées à la relance économique est appréciée. 

Sur les six ministères contactés, quatre ont déjà accepté de nous rencontrer pour examiner les propositions de nos ONG partenaires, dont le cabinet du Premier ministre. Deux ministres nous ont également assuré qu’ils examinaient nos propositions avec grand intérêt. 

Le travail pour porter les propositions de nos organisations continue !

Si le gouvernement les approuve, il est de notre responsabilité de l’accompagner pour nous assurer de la mise en œuvre effective de ces mesures. 

Nous restons mobilisés et comptons sur votre soutien !

Sources