Bilan 1 an

Année 1 : le bilan !

En un an, CAP est passé de 7 associations partenaires à 800 représentées au total, plusieurs fédérations ayant rejoint le mouvement.

Depuis septembre 2017 et la première rentrée parlementaire, nous avons obtenu plus de 80 rendez-vous avec des députés et sénateurs, ainsi que des membres de l’exécutif et de l’administration.

Rencontres avec l’exécutif :

Nous avons été reçus au ministère de la Transition écologique, à l’Élysée et à Matignon. À la suite de premiers entretiens avec les conseillers agriculture du Président de la République et du Premier ministre, nous sommes retournés les voir, en présence des députés Olivier Falorni (fer de lance du combat pour l’instauration de la vidéosurveillance en abattoir), Loïc Dombreval (président du groupe d’études Condition animale à l’Assemblée) et du collaborateur d’Yves Jégo, alors vice-président de l’Assemblée et défenseur de l’option végétarienne dans les cantines. Nous étions également accompagnés de quatre associations spécialisées : AFAAD, OABA, CIWF et AVF.

La démarche collective que nous portons nous ouvre des portes qui resteraient fermées aux associations si elles agissaient individuellement !

Rencontres avec les parlementaires :

Parmi ceux rencontrés, une quarantaine forment un noyau de sympathisants sur qui nous pouvons compter en fonction des thématiques, et qui viennent régulièrement aux événements que nous organisons. Ils et elles sont de tous les partis et pour une bonne part de la majorité, ce qui, stratégiquement, est extrêmement important si nous voulons avancer. Nous nous félicitons d’ailleurs de la récente tribune en faveur du bien-être animal parue dans le JDD, co-signée par 87 députés de tous groupes et que nous avions rencontrés pour la plupart. Une preuve de plus de l’intérêt de notre stratégie consistant à rapprocher et faire grossir les rangs des parlementaires sympathisants de notre cause.

Depuis un an, nous travaillons à la constitution d’un groupe de sénateurs de tous les groupes parlementaires, en vue de la création d’un groupe d’études au Sénat. Ceci représente une tâche difficile dans cette chambre particulièrement conservatrice et dont le Président n’est pas un ami de la cause ! Après de nombreux développements, la chose est actée et nous pourrons bientôt vous en donner des nouvelles ! Notons tout de même un élément qui conforte notre approche et notre analyse : comme la condition animale reste un sujet très difficile à porter au Sénat, certains de ces parlementaires nous ont fait part de leur soutien lorsque nous les avions rencontrés pour la première fois, mais avouaient ne pas souhaiter se mobiliser trop fortement par crainte d’être marginalisés. Or, les mêmes, après que nous les avons réunis et qu’ils ont pu se découvrir des alliés, se sont montrés prêts à agir.

Converger politiques et associations animalistes

Événements :

Ils ont regroupé en moyenne une trentaine de parlementaires et collaborateurs. Ont été abordées les problématiques de la captivité, de l’élevage et de l’alimentation, des animaux sauvages et de compagnie, ainsi que des questions transversales comme l’éducation. Nous avons eu de très bons retours des politiques, qui apprécient de pouvoir bénéficier de l’expertise des associations avec des interventions courtes et ciblées sur des questions précises, avec des demandes réalistes. À la suite directe de ces événements, plusieurs parlementaires ont interpellé le gouvernement sur les problématiques soulevées, via des questions écrites. Plusieurs parlementaires qui se sont rencontrés lors de ces événements ont également travaillé ensemble sur ces sujets par la suite.

Textes de lois :

À la suite de nos rencontres, plusieurs propositions de loi ont été déposées, notamment sur la corrida et les cirques, et d’autres vont l’être dans les prochains mois. C’est le cas également de nombreuses questions écrites, ainsi que d’amendements. CAP a notamment contribué à l’adoption de l’expérimentation des repas végétariens dans les cantines en septembre 2018.

Facilitation :

Nous avons à de multiples reprises pu mettre en lien parlementaires et associations pour faciliter des actions et la communication autour d’initiatives des uns comme des autres. Nous avons également pu faciliter des projets communs entre associations, comme des tribunes, des initiatives politiques, des travaux communs sur des dossiers partagés…

Politisation des associations :

Grâce à CAP, des structures qui n’entreprenaient auparavant pas d’actions auprès des politiques s’y sont mises, avec brio ! Nous travaillons également avec elles à l’élaboration de supports adaptés aux politiques. En effet, nombre d’entre elles ont une grande expertise sur leurs sujets, mais ne l’ont pas toujours couchée sur le papier, sous une forme audible pour les décideurs.

Retours des politiques sur CAP

Année 2 : les enjeux

Pour la deuxième année, nous allons varier la forme des événements que nous organisons et notamment amener les parlementaires en visite sur le terrain (refuge, élevage…).

Nous accompagnerons le tout jeune groupe d’études au Sénat : sujets, associations à auditionner, expertise…

Nous mettrons également en place une newsletter à destination des parlementaires, afin de les informer régulièrement de l’actualité autour de la cause animale et des sujets qui nécessitent une action.

Nous sommes aujourd’hui face à un paradoxe : nous n’avons jamais eu autant de parlementaires sensibles à notre cause, et en particulier des parlementaires issus d’une majorité. Cependant, les élus de la majorité subissent une discipline de groupe exceptionnellement forte, qui constitue un frein à l’action pour celles et ceux qui craignent de se voir marginalisés au sein de leur groupe. Notre objectif est de continuer à « fidéliser » et faire grossir le noyau de députés En Marche qui sont sensibles à nos demandes, pour que leur nombre leur permette de défendre les animaux avec plus de vivacité et de faire pression sur l’exécutif. Cela est d’autant plus vrai qu’avec le temps, cette discipline tend à s’étioler ! Nous mettrons également l’accent sur les membres de l’exécutif eux-mêmes.

 

Pour assurer la pérennité de notre action, nous avons besoin de vous.

Grâce à votre soutien nous continuerons à inciter les politiques à agir en faveur des animaux !